Attribué à Henry Paul MOTTEZ (1858-1937)
Portrait du peintre Victor Louis Mottez (1809-1897),
vers 1885-1890
Huile sur papier
43 × 39,5 cm
Provenance : famille Mottez ; par descendance
Victor Louis Mottez, né le 13 février 1809 à Lille,
découvre sa vocation artistique auprès d’un ami de son père,
le peintre Édouard Liénard, ancien élève de Jacques Louis
David. Sur les conseils de celui-ci, le jeune homme s’inscrit à
l’École des beaux-arts en 1829 et choisit François Édouard
Picot comme professeur. En marge de son cursus scolaire,
il entre dans l’atelier de Jean Auguste Dominique Ingres qui
devient rapidement son véritable maître. Mottez fait alors
la connaissance de toute une génération d’artistes unis par
la dévotion à leur professeur. Parmi eux, peuvent être cités
les frères Flandrin, Paul et Hippolyte, Théodore Chassériau,
Amaury-Duval, Henri Lehmann, Paul et Raymond Balze ainsi
que les paysagistes Édouard Bertin et Alexandre Desgoffe.
Rappelé à Lille par son père au début des années 1830,
À la fin des années 1880, Victor Mottez est un artiste établi lorsque son fils Henry, devenu peintre à son tour, le peint assis dans son atelier, face à un chevalet, entouré de ses œuvres et de ses collections de peintures anciennes. Sur cette toile à la composition détaillée, l’auteur s’est représenté
Marié à trois reprises, Mottez eut plusieurs enfants avec ses différentes épouses, dont Henry avec la seconde, Georgina Page. Né le 7 juin 1858 à Londres, Henry Paul Mottez étudie d’abord auprès de son père, avant d’entrer à l’École des beaux-arts en 1881. En parallèle, il fréquente l’Académie Julian sous la direction de Jules Lefebvre. Médaillé de troisième classe en 1892, il devient membre de la Société des artistes français en 1899 et reçoit une mention honorable lors de l’Exposition universelle de 1900. Marié à la compositrice Renée Eldèse, il se fait connaître comme portraitiste et pratique la lithographie avec talent. Le style de ses œuvres évolue sous l’influence du symbolisme et de l’Art nouveau. Durant la Grande Guerre, Henry Mottez quitte Paris pour s’installer à Saint-Raphaël. Prenant ses distances avec les expositions officielles, l’artiste poursuit sa carrière paisiblement dans le Midi de la France.

