Gustave COURTOIS (1852-1923)

Pax, entre 1871 et 1880
Crayon et huile sur papier
À vue : 26,5 × 11 cm
Légendé en bas au centre PAX
Au cours de sa carrière, Courtois ne reçut presque aucune commande de décors pour des établissements publics ou privés, hormis en 1908 son Paradis perdu destiné à l’hôtel de ville de Neuilly-sur-Seine. Une petite étude, à la pierre noire relevée d’huile, semble pourtant avoir été réalisée comme projet d’ornement pour une chambre de commerce ou un ministère. Titrée « Pax » dans un cartouche sous le motif, elle présente, dans un format vertical étiré, la figure d’un forgeron nu frappant la lame d’un glaive sur son enclume, avec derrière lui un énorme chien de garde. Cette allégorie de la Paix par le travail illustre la maxime latine si vis pacem, para bellum (si tu veux la paix, prépare la guerre). L’existence, dans une collection privée, d’une étude réalisée par Dagnan et justement titrée « Bellum » pourrait suggérer une commande de jeunesse partagée par les deux artistes, mais dont l’aboutissement paraît très incertain. Il pourrait s’agir également d’un exercice donné par leur maître pour les préparer à ce type de demande dans l’avenir.
