Gustave COURTOIS (1852-1923)

Le Reniement de saint Pierre, entre 1871 et 1880
Huile sur papier marouflé sur carton
29,7 × 39,4 cm
Vendu
Avec la chute du Second Empire et l’avènement d’une nouvelle république, les sujets inspirés par la Bible, thèmes classiques parmi ceux imposés aux étudiants de l’École des Beaux-Arts, se font au fil des ans de plus en plus rares. « Une scène du déluge » et « La Captivité des Juifs à Babylone » sont proposés au concours du prix de Rome, respectivement en 1872 et en 1873, puis « L’Annonce aux bergers » en 1875. Les sujets suivants jusqu’en 1882 auront trait à l’histoire antique. Quelques œuvres du corpus de la jeunesse de Courtois, comme son Reniement de saint Pierre, à la facture encore scolaire, prouvent que les professeurs continuaient de faire s’exercer leurs élèves sur des thématiques tirées de l’Ancien et du Nouveau Testament. Cet épisode de la Passion qui se déroule dans la cour du temple de Jérusalem intervient après l’arrestation de Jésus. L’apôtre, seul des disciples à avoir échappé aux gardes, est désigné par des femmes qui le reconnaissent. Malgré cela, Pierre nie connaître Jésus à trois reprises réalisant la prédiction du Christ qui lui avait annoncé « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » L’œuvre de Courtois montre Pierre agenouillé sur le sol cherchant à se cacher. La tête surmontée d’une ellipse en guise de nimbe, l’homme est entouré d’une multitude de personnages dont la femme tenant une cruche qui le montre du doigt aux soldats. Ce sujet sera donné, plusieurs années après le départ de Courtois, en 1887 pour le concours d’esquisse puis en 1890 pour le grand prix de peinture.
