Gustave COURTOIS (1852-1923)

Sénateur romain riant, vers 1875-1880
Huile sur toile marouflée sur carton
21,2 × 19,7 cm
Vendu
Jean-Léon Gérôme fut l’unique maître de Gustave Courtois à Paris. Chef de file des néo-grecs, Gérôme aborde les sujets antiques en se nourrissant des recherches archéologiques les plus récentes. De son voyage en Italie, il rapporte une grande quantité de dessins réalisés à Rome, Naples ou Pompéi qui lui servent longtemps de modèles pour les costumes et les décors de ses toiles d’inspiration antique. Ce sera le cas pour La Mort de César commencé en 1859 ou pour Phryné devant l’aréopage peint en 1866. Dans la première de ces œuvres, Gérôme représente des sénateurs romains entourant le corps du tyran assassiné. Courtois, qui avait accès à cette documentation, et sûrement à certaines esquisses de son maître, décide sur un bout de toile de s’en inspirer d’un geste nerveux pour la figure d’un sénateur assis sur une chaise à l’étrusque et riant aux éclats. Le modèle saisi sur le vif, bouche grande ouverte, évoque une autre œuvre de Gérôme : Les Deux Augures, peinte en 1861, s’inspirant d’un passage du De divinatione de Cicéron dans lequel Caton l’Ancien s’étonne qu’un augure puisse regarder un autre augure sans rire. Le peintre, pour forcer le caractère comique de la scène, place les deux protagonistes dans un poulailler.
