Gustave COURTOIS (1852-1923)

La Vengeance de Timoclée, vers 1875-1880
Huile et crayon sur toile marouflée sur carton 
28,5 × 22,3 cm

Vendu

Parmi les nombreux auteurs auxquels Courtois se réfère, Plutarque, dont les œuvres complètes viennent d’être rééditées chez Hachette en 1870, est la source de nombreux sujets, rarement exploités, à même de nourrir le talent et l’imagination du jeune artiste. Dans ses Vies parallèles, l’écrivain-philosophe rassemble cinquante biographies d’hommes illustres, Grecs et Latins. L’une d’elles, la Vie d’Alexandre le Grand, inclut un épisode méconnu de vengeance féminine. En 335 avant notre ère, la belle Thébaine Timoclée, après avoir été violée par l’un des soldats d’Alexandre, comprend que ce crime ne sera jamais puni. Elle décide alors de se venger et attire son violeur par la ruse jusqu’à un puits dans lequel elle le précipite avec détermination. Alexandre reconnaissant la légitimité de son geste ordonne qu’on la libère sans jugement. Courtois illustre ce nouveau meurtre sur une toile laissée inachevée. D’un dessin incisif, il trace les contours du puits en perspective au premier plan, partiellement hors cadre. À l’arrière-plan, seuls le ciel et l’architecture sont délicatement mis en couleur avec un souci évident de restitution historique.

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