Gustave COURTOIS (1852-1923)

Vendu

Thétis apportant à Achille les armes forgées par Vulcain, vers 1876
Huile, encre et crayon sur papier
À vue : 31,5 × 22,8 cm


Au début des années 1870, période d’apprentissage de Gustave Courtois, les élèves de l’École évoluent dans l’admiration de l’un des leurs : Henri Regnault (1843-1871), mort au combat lors de la bataille de Buzenval le 19 janvier 1871. Ce jeune artiste, promis à une carrière glorieuse avait été lauréat du prix de Rome en 1866 sur le thème imposé de « Thétis apportant à Achille les armes forgées par Vulcain. » Il n’est pas surprenant que Courtois ait voulu se confronter à cet illustre modèle en traitant le même sujet quelques années plus tard. Sa version d’Achille, esquissée à l’huile sur papier, bien qu’inachevée, met en avant toute la puissance du guerrier légendaire dans sa nudité. Au centre du motif, le torse bombé, Achille domine le corps de Patrocle, son cousin et amant. Sur la gauche, sa mère, Thétis, tient dans ses mains la lance et le casque forgés par Vulcain. Une fois équipé de ses armes divines, le héros pourra reprendre part aux combats contre les Troyens et vaincre Hector pour venger Patrocle. En 1876, le jury impose aux étudiants sélectionnés pour la montée en loge le sujet de « Priam aux pieds d’Achille », peut-être en hommage à Regnault dix années exactement après son prix de Rome. Courtois et Dagnan participent tous deux au concours. La physionomie du modèle d’Achille dans la proposition de Dagnan est très semblable à celle du jeune homme posant nu au centre de l’esquisse réalisée par Courtois.

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