Gustave COURTOIS (1852-1923)

Le Jugement de Pâris, vers 1875
Huile sur toile marouflée sur carton
26 × 40 cm


En 1875, Courtois et son ami Dagnan font ensemble leur début au Salon. Si le premier n’expose encore timidement que trois dessins, le second choisit de présenter une toile monumentale intitulée Atalante victorieuse. L’œuvre, d’une hauteur de plus d’un mètre quatre-vingt-dix, se compose de deux figures à taille réelle dont la plus imposante aux regards est un nu féminin de dos. Cette toile aura vraisemblablement influencé Courtois pour une esquisse sur le thème du jugement de Pâris. La rivalité de trois déesses descendues de l’Olympe fut à l’origine du mythe de la célèbre guerre de Troie. Athéna, Aphrodite et Héra revendiquaient chacune d’être la plus belle et décidèrent de solliciter l’avis impartial du jeune berger Pâris. Se mettant nues devant lui, elles lui tendirent une pomme d’or en lui demandant de la remettre à celle qu’il jugerait de la plus grande beauté. Après avoir soudoyé l’adolescent corruptible en lui promettant l’amour d’Hélène, la plus belle fille de Grèce, Aphrodite, déesse de l’amour, fut désignée gagnante du concours. Ce choix attira sur le berger la colère d’Héra et d’Athéna jusqu’au déclenchement d’une guerre décennale entre les Grecs et les Troyens. Courtois représente les trois femmes nues différenciables à la couleur de leurs cheveux, face à Pâris qui se tient nonchalant à un tronc d’arbre. La scène, inscrite dans un format horizontal, se détache sur un fond de paysage esquissé.

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