Gustave COURTOIS (1852-1923)

Vendu

Orphée et la muse, vers 1876-1877
Huile sur panneau 
32 × 41 cm

Vendu

Gustave Courtois explore à trois reprises au moins le thème d’Orphée : pour sa toile du Salon de 1876, puis dans une esquisse inspirée par l’œuvre de Dagnan et enfin sur un panneau dont la vivacité des couleurs contraste avec les autres études de cette époque. Le poète y est représenté cette fois allongé sur un rocher dominant le paysage avec la lyre posée à son côté. Se détachant sur un fond orange et rose strié de jaune et de blanc, une figure féminine s’envole en désignant le ciel du doigt. Fils du roi d’Œagre et de la muse Calliope, Orphée avait reçu d’Apollon le don de charmer par son chant tous les êtres. Ce prince-musicien s’éprit de la dryade Eurydice qui accepta de l’épouser. Le jour même de leurs noces, la jeune femme fut attirée par la jalouse Aristée et croisa la route d’un serpent caché dans les herbes qui en la mordant lui ôta la vie. La suite de l’histoire est bien connue : Orphée se rend aux enfers et obtient le retour d’Eurydice à la condition de ne pas se retourner pour la regarder. Incapable de respecter ce pacte, il perd sa promise pour l’éternité. Le moment choisi par Courtois n’est pas canonique et s’inspire du poème du « Dialogue avec la muse » de son fidèle ami Charles Grandmougin. Dans ce texte, Orphée inconsolable de la mort d’Eurydice reçoit la visite d’une muse qui tente de lui redonner espoir. Quelques années plus tard, en 1883, l’auteur de ce dialogue publiera une pièce en prose revisitant le mythe sous le titre d’Orphée. Courtois, de son côté, offrira à son Dionysos de 1906 une pose proche de celle du poète allongé au centre de l’esquisse. 

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