Gustave COURTOIS (1852-1923)

Veillée funèbre ou Christ au tombeau, vers 1875-1880
Huile sur papier marouflé sur carton
21,2 × 35,5 cm
Vendu
Paul Delaroche fut l’un des premiers à s’appuyer sur les recherches des historiens et des archéologues de son temps pour donner à ses œuvres historiques plus de réalisme. Gérôme, son élève, a poursuivi dans cette voie en tentant de minimiser les anachronismes dans ses toiles et en faisant des recherches iconographiques approfondies. Héritier de cet enseignement, Gustave Courtois le revendiquera plus tard face à ses propres élèves. Contemporain de l’école positiviste prônant une histoire objective basée sur la réalité des événements et sur des documents d’archives, il aborde certains sujets avec un regard neuf. Une de ses études peintes que l’on peut identifier comme une veillée funèbre pourrait être une tentative de représentation du Christ au tombeau s’appuyant sur les rites judaïques Allongé sur le sol, l’homme barbu, drapé d’un linceul bordé de rouge, porte des plaies sur le torse. Quelques feuilles sur la tête et un bâton posé à son côté peuvent évoquer facilement la couronne d’épines et le sceptre en roseau du supplicié. À cette époque, le tombeau du Christ, tel que les pèlerins peuvent le voir, est une pièce maçonnée comme dans l’esquisse et non une grotte fermée par une pierre. Enfin, parmi les différentes figures en costumes orientaux venues se recueillir devant la dépouille, celle sur la droite, voilée de bleu, pourrait être identifiée à Marie, faisant des trois autres personnages : Marie-Madeleine, Nicodème puis Joseph d’Arimathie.
