Gustave COURTOIS (1852-1923)

Deux jeunes femmes en costume médiéval dans un jardin, 1872
Huile sur papier marouflé sur carton
36,5 × 29,5 cm
Daté en haut à gauche Mars 72
Depuis le début des années 1870, Courtois s’intéresse à la littérature médiévale et aux légendes arthuriennes. Ses recherches dans cette voie aboutiront avec la réalisation, à la fin de la décennie, d’une toile illustrant la mort d’Elaine d’Astolat d’après le poème « The Lady of Shalott » publié en 1833 par Alfred Tennyson (1809-1892). Témoin de la précocité de ses préoccupations, une étude à l’huile sur papier, daté de 1872, représente deux femmes en costume du Moyen Âge se promenant dans un jardin. L’une d’elles se tient debout en regardant une fleur entre ses mains pendant que l’autre, penchée vers le sol, cherche dans les herbes un petit objet ou un trèfle. Si tel était le cas et en extrapolant un peu, le trèfle étant quelques fois associé au personnage de Lancelot du Lac, la femme se tenant debout pourrait-être la reine Guenièvre, infidèle femme du roi Arthur, pensant à son amant. La toile arthurienne de Courtois, La Mort d’Elaine, fut exposée au salon de Besançon en 1880. La demoiselle de Shalott y est représentée allongée dans une barque, frappée par une ancienne malédiction après avoir vu le beau Lancelot dans le reflet de son miroir.
