Gustave COURTOIS (1852-1923)

Vendu

Les Têtes du sérail, 1871
Huile sur carton
36,5 × 22,5 cm
Daté en bas à gauche 8 aout 71

Vendu

Dominant le sérail, de la porte fatale
Trois d’entre elles marquaient l’ogive orientale ;
Ces têtes, que battait l’aile du noir corbeau,
Semblaient avoir reçu l’atteinte meurtrière
Victor Hugo, « Les Têtes du sérail », Les Orientales, 1829

Cette œuvre datée est parmi les plus précoces que l’on connaisse de la main de Gustave Courtois. Réalisée à Vesoul, au début du mois d’août 1871, probablement sous la direction de Jean-Léon Gérôme, elle s’inspire directement d’une œuvre peinte par le maître en 1866 intitulée La Mosquée El Assaneyn, les têtes coupées. Comme elle, cette esquisse trouve sa source dans un poème de Victor Hugo « Les Têtes du sérail » publié dans Les Orientales en 1829. Traitée avec une touche épaisse, la peinture montre un soldat oriental, armé d’une hallebarde, assoupi sur les marches d’une porte ornée de trois têtes d’hommes coupées. Contrairement à Gérôme, Courtois a choisi de traiter son sujet dans une ambiance nocturne au ciel d’un bleu profond. Quelques touches de peinture orangée s’échappent de l’embrasure de la porte pour évoquer la lumière d’un foyer à l’intérieur de la pièce. Cette gamme colorée rappelle celle de la toile Les Porteurs de mauvaises nouvelles peinte la même année par Lecomte du Nouÿ, un autre élève de Gérôme. 

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